Les candidats de deuxième année

Le Parvenu est allé à la rencontre des candidats de deuxième année

Vous ne savez pas pour qui voter ? Vous êtes complètement à la ramasse car vous croulez sous une vingtaine d'exposés et de Hausarbeiten ? Les élections de délégué de campus se tiennent demain, jeudi 3 octobre. Le scrutin est binomial majoritaire à un tour. Trop compliqué ? Vous votez pour une ou deux personnes inscrites sur les listes officielles. Pour vous faciliter le choix, Le Parvenu est allé à la rencontre des candidats 2A pour le poste du délégué de promotion.

Les élections délégués 2A (photo: Le Parvenu)
Les élections délégués 2A (Photo: Le Parvenu)

Publié le by Guillaume Krempp (writer), Yann Schreiber (writer)

Pavel Afanasiev

Pavel Afanasiev (Photo : Yann Schreiber)

Pavel Afanasiev (Photo : Yann Schreiber)

Pourquoi veux-tu devenir délégué?

Il est évident que cela permet de représenter les étudiants, leurs avis, peurs, demandes. Mais ça permet aussi de comprendre telle ou telle mesure de l’administration et de pouvoir l'expliquer, si nécessaire. Il est évident qu’être délégué est un poste de confiance de l'intégralité de la promotion, c'est une responsabilité. C'est d'être disponible, ouvert, amical. Il est important d'aider et de faire son mieux. Je pense pouvoir remplir ces critères. On va voir si les étudiants pensent que j'ai bien fait ce travail l'année dernière pour me faire confiance encore une fois.

Quel est ton programme, quels sont tes projets ?

Il ne s'agit pas de changer le monde où le campus quand on est délégué. Mais plusieurs questions se posent : par exemple, faire reconnaître les cartes étudiantes en dehors de la France, ou encore la disponibilité de la bibliothèque pendant les vacances, les samedis ou quand elle sera fermée pour les travaux. Après, il y aura toujours quelques soucis avec des professeurs, leurs notations, etc., etc., etc. Donc le travail ne va pas se tarder à arriver, j'en suis sûr et certain et je suis plus que prêt de l’affronter et d’être à votre disposition. 

Penses-tu qu'être russe influe sur ta manière de parler à l'administration?

Être russe est une bonne excuse pour beaucoup des choses, mais au Conseil, même si M. Laval aime bien la référence à la « démocrature », ce n'est pas la nationalité qui décide. Après, bien sûr, c'est une autre façon de voir les problèmes et surtout les solutions. Ou la façon de poser des questions, par exemple. Donc oui, il y a surement une influence, mais ce n’est pas mal et rajoute un peu d’air frais sibérique dans la schalör franco-allemande. 

3 mots pour la fin ?

Make Russional Choices. 

Alexandre Desrichard

Alexandre Desrichard (Photo : Yann Schreiber)

Alexandre Desrichard (Photo : Yann Schreiber)

Ta campagne est très axée sur la réussite de ton premier mandat. Vas-tu suivre la même politique que Merkel et « continuer ainsi, car tout va bien » ?

Écoute, je pense que oui. Tout s’est bien passé l’an dernier. Bien sûr je promets, étant donné l’expérience acquise, un travail encore plus efficace auprès de l’administration. Je pourrai notamment être encore plus convaincant en utilisant les outils dont j’ai fait la découverte l’année dernière pour défendre mes camarades.

Quels sont tes projets pour cette année ?

Je ferai en sorte que les travaux se passent bien, qu’il y ait le moins de tracas possible pour les étudiants, notamment au niveau de la bibliothèque, des salles de cours et de réunions. Ce sera naturellement mon plus gros sujet d’investissement. En effet, mon intervention auprès de M. Laval a déjà commencé l’an dernier afin d’assurer des conditions d’études optimales à mes cher(e)s camarades. Au niveau de la relation entre les 2A et l’administration, qui est selon moi très importante, j’établirai un lien pour un contact facile entre élèves et administration, dès qu’il y a un souci pour quiconque, comme déjà pendant la première réunion 3A.

Quelle sera ta politique à l’égard des différents campus dans l’optique des Collégiades ?

Je compte lutter contre « Poitiers, pas trop le pied ». En ce qui concerne Menton, j’ai beaucoup aimé l’ambiance avec eux l’an dernier, il y aurait moyen de faire une alliance. Après tout, dans ce domaine, je me comporte plus en tant qu’élève que délégué. Je reste un élève parmi vous, avant tout. Pour le week-end à Reims, c’est à voir, ça va chambrer, mais gentiment.

Trois mots pour la fin ?

Go, Fight, Fist.

Lisanne Fox

Lisanne Fox (Photo : Yann Schreiber)

Lisanne Fox (Photo : Yann Schreiber)

Pourquoi devenir déléguée ?

Parce que j’aime avoir le changement en main.

Quels sont ton programme, tes idées ?

Il y a trois grands points : j’étais déjà déléguée au Lycée, j’ai fait beaucoup de choses dans le domaine du « health and safety », et je veux aussi « faire des Umfragen. » Sur le plan de l’éducation et de l’environnement, j’aimerais faire des économies aux bons endroits, comme les photocopieuses, par exemple. Pour les programmes d’étude, il s’agit d’ajuster les cours pour qu’il y ait des conditions égales pour les épreuves pour toute la promo. Et puis je veux essayer de mettre en place des cartes étudiantes internationales, sur lesquelles il y ait marqué au moins „student“ en anglais. Je veux assurer une grande connexion que les voix soient entendues. Et puis aussi : eine ambulante Hühnertherapie vor den Prüfungen.

Ta candidature a donné lieu à une certaine polémique concernant la représentation et présentation de femmes aux élections du campus. Quelle est ta position ?

Je ne pense pas qu’il y a une polémique. On n’a pas demandé de voter parce qu’on est des filles, mais j’ai voulu motiver les filles de se présenter et de se prononcer. Les filles se préoccupent plus de ce que les autres pensent d’elles, du coup perdre est un plus grand problème pour eux. 

Leopold Hourquet

Leopold Hourquet (Photo : Yann Schreiber)

Leopold Hourquet (Photo : Yann Schreiber)

Pourquoi devenir délégué ?

Devenir délégué est quelque chose qui a toujours attiré ma curiosité. Dans l'aspect « représenter les autres, porter leur parole », c'est surtout « l'autre » qui m'intéresse, penser collectif, penser altruiste et penser à cet autre : ce qu'il veut, ce qu'il peut, ce qu'il a, ce qu'il pourrait avoir. Je pense que c'est quelque chose que je pourrais réussir. 

Quel est ton programme ? Quels sont tes projets ? 

Bien sûr, je ne me présente pas en tant que Président de la République, ni en tant que député d'ailleurs. Le programme n'est que « bateau. » Évidemment, je m'engage à représenter chacun d'entre nous, porter la ou les paroles, mais aussi m'assurer que tous peuvent bénéficier des conditions optimales d'étude ou de vie étudiante. C'est important que dans un campus délocalisé, nous ne soyons pas lésés et qu'en ces temps de travaux, tout se passe pour le mieux.  

Carolyn Christov-Bakargiev, directrice de la Documenta, parlait dans un interview avec la Süddeutsche Zeitung de l'intention politique des fraises et des tomates, et qu'il faudrait leur donner le droit de vote. Que penses-tu, en tant que Normand, du droit de vote pour les crêpes ? 

Je pense que mon avis est effectivement très régionaliste : Normand revendiqué, je ne peux me prononcer qu'en faveur du droit de vote pour les crêpes (et pas seulement aux élections pour le Conseil de Vie de Campus !). Mais j'attends le 8 octobre, prochaine date de vente des Crêpes par Europe'N'Roll pour leur demander ce qu'elles en pensent, car elles sont directement concernées dans cette histoire ! 

Juliette Hubert

Juliette Hubert (Photo : Francois-Xavier Dugres)

Juliette Hubert (Photo : Francois-Xavier Dugres)

Pourquoi être déléguée ?

Parce que j’ai envie de m’investir dans la vie de ce campus que j’adore et que j’aime bien représenter les autres et porter la voix de tous pour que chacun ait la parole. Je pense avoir un bon feeling avec l’ensemble des étudiants, mais je pense aussi savoir discuter et négocier avec l’administration s’il le faut. Personnellement, j’ai envie de prendre des responsabilités et d’assurer des fonctions.

Quels sont ton programme, tes idées ?

J’aimerais bien un meilleur dialogue avec Paris, car nous sommes étudiants à Nancy, certes, mais de Sciences Po Paris. J’ai trouvé intéressant de voir ce qu’il y a sur les autres campus pour prendre du recul, et améliorer – avec un esprit critique – ce qu’on a à Nancy. Et puis, il y a bien évidemment le problème des cartes étudiantes qui ne sont pas internationales, entre autres. Je pense qu’il y a beaucoup de choses que l’on peut changer et améliorer, et j’ai envie de vraiment parler – surtout à Paris.

Née à Reims, est-il légitime pour toi de représenter le campus nancéien ?

Mes racines sont à Reims, mais mon cœur est à Nancy ! Donc je pense avoir beaucoup de légitimité de représenter les étudiants nancéiens. Et de toute façon : « schalove à tous les campus » (sourires) !

Le scrutin se déroulera de 8h00 à 18h30, les urnes se trouvant dans le Forum Europa (ou au secrétariat de direction en fonction des heures de la journée)
Chaque votant devra signer la feuille d'émargement et ne pourra insérer qu'un bulletin dans l'urne de son année de promotion. Vous pourrez inscrire deux noms en fonction de la liste officielle des candidats, ou si vous le souhaitez un seul nom.
Attention, sera déclaré nul tout bulletin comprenant trois noms, ou tout bulletin avec un nom n'étant pas officiellement candidat. Un bulletin comprenant deux fois le même nom d'un candidat officiel ne sera comptabilisé qu'une seule fois.
Les résultats officiels seront proclamés à 19h30, à l'issue de la lecture des deux artistes allemands.

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