Capitaine, capitaine, vous n’êtes pas le capitaine !

Bref, c’était en 2012

Ah, Noël et ses réjouissances sont déjà loin et le son mélodieux des mots « Hausarbeit » et « exposé » viennent résonner aux oreilles des étudiants de ce bon vieux Maréchal de Lattre de Tassigny. Bref, en un mot, c’est la reprise. « Bref », ce mot vous dit probablement quelque chose ? À part l’adverbe passe-partout utilisé à tort et à travers en français pour couper court à toutes tergiversations… alors une idée… non ? Lisez la suite, alors !

Publié le by Alexandre Desrichard (author)

« Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. Entre les deux, il se passe des trucs, bref c’est l’histoire d’un mec entre les deux… » Cette phrase résume bien la série. Composée d’une seule saison de 82 épisodes, elle raconte la vie d’un trentenaire normal joué par Kyan Khojandi (au passage originaire de Reims, comme quoi tout n’est pas mauvais en pays champenois)  laconiquement nommé « je », et là est bien la clef du succès car – encore une fois – le mot « normal » a fait mouche. Chaque épisode de la série raconte une anecdote que toute personne pourrait facilement retrouver dans sa vie quotidienne. À chaque numéro, on retrouve donc ce « je » dans des situations du quotidien. Plusieurs d’entre elles sont restées fameuses. Par exemple, les séances entre le psychologue et Kyan Khojandi sont devenues particulièrement célèbres. Alors que « je » dévoile sa vie à son psy, ce dernier reste de marbre et ne fait que répéter le prix de ses honoraires : « 72 euros ». D’autres répliques peuvent aussi expliquer le triomphe de ce shortcom : parmi elles : « c’est ma soirée ou c’est pas ma soirée », « t’es qu’un con » ou encore « capitaine, capitaine, vous n’êtes pas le capitaine » ont par la suite atteint le rang de phrases cultes.

Le rythme, la répétition, mais aussi l’attitude des personnages face à des scènes banales, ont permis à cette série d’acquérir des millions de fans sur les réseaux sociaux, en très peu de temps. Mais le phénomène « bref » ne s’est pas arrêté là. Cette série a aussi créé un nouveau type d’expression. Énormément d’internautes ont repris la forme courte de l’équipe de Kyan Khojandi et l’ont adapté à des scènes de leurs propres vies. Ceci est aussi valable pour notre sympathique établissement où un épisode a été réalisé par Moritz pour raconter ce qu’était une année à Sciences Po. 


Aujourd’hui la série va même encore plus loin en proposant une application pour smartphone d’assez bonne facture. Parce que ton Parvenu est un journal socialement intégré mais également hautement compétent en ce qui concerne les outils numériques, tu trouveras sur cette même page le QR code (code barre d’un nouveau genre) qui te permettra grâce à ton  téléphone de télécharger gratuitement l’application « Bref », dans laquelle tu retrouveras des épisodes de la série ainsi que plusieurs bonus ayant un lien avec le monde de « Bref ».

Cette série a selon moi été un des faits marquants de l’année 2012. Tout le monde en a entendu parler et a même essayé avec plus ou moins de succès de faire de ses propres mains son « Bref ».

L’année 2013 connaîtra « inch’-Allah », un phénomène de ce type… 

En attendant… 72 euros.

1 Response(s) to “Capitaine, capitaine, vous n’êtes pas le capitaine !”

thefightbetting (Anonymous)

Bonjour, vous êtes bon écrivain , j'aime votre site MMA paris

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